Voilou un conte à la base inspiré d'un jdr à l'univers heroic fantasy, médiéval fantastique, où la magie est le lot quotidien des êtres qui y vivent. Ce conte est une légende créationniste du point de vu des habitants de l'univers en question, mais il peut l'être pour différents univers imaginaires. D'ailleurs, je l'ai plus ou moins revu (désolé pour les fautes qui m'auraient échappées à la relecture) en pensant à un univers personnel et je songe à l'intégrer dans un roman, ou en annexe. Wait, scribe, and see...
Origontemps ou Le jour et la nuit, bataille « manichéenne »
Il était une fois un jeune elfe noir, Daw, et une jeune elfe sylvain, Arad, habitant de la sphère Origontemps (Origine des temps)...
Une des principales particularités des conditions de vie des habitants d'Origontemps est qu'ils habitent l'intérieur de la sphère, si tant est que l'on puisse parler d'extérieur et d'intérieur dans l'univers où ils évoluent. A dire vrai, c'est l'univers tout entier qui s'y trouve « parqué ». L'attraction terrestre, étant à l'origine de la non tombée d'un farfadet lorsque celui-ci évolue sur un ballon, agit aussi dans le « domaine » de nos jeunes « héros ». C'est ainsi que les créatures peuvent évoluer de sol en sol, qu'ils soient en haut, à la vertical. Il faut préciser qu'il y a de tous les sols, avec parfois rien au dessus, parfois rien au dessous pour les « soutenir ». Les sols sont reliés ou non à d'autres sols, et « peu importe ». Avec les phénomènes d'attraction répulsion, rien n'entre en collision. En fait, on pourrait qualifier l'intérieur d'Origontemps comme un chaos bien rangé où au centre existe une sorte de bulle. Une bulle où il est interdit - sous forme de mise en garde - dans les écrits célestes de poser pied au sol, ni même une main. Enfin, il est interdit tout simplement d'entrer en contact avec, même une infime partie. Mais de toute façon, quand bien même un imprudent aurait été rongé par la curiosité, nul ne peut de toute façon y aller, pour une raison inconnue. Pourquoi alors il est interdit d’y aller ? Pour d’obscures raisons remontant peut-être à l’origine de l’origine où il devait être possible d’y aller, et où les lois avaient été établies sans être retravaillées par la suite… Ou juste histoire de nourrir le mystère, ou… ?
Côté être vivant, pensant et non pensant, il y n'y a pas beaucoup de différences avec nos « contemporains », si ce n'est qu'eux sont peut-être plus évolués et qu'ils peuvent manipuler la trame, la substance karmique avec plus d'aisance. Même une puce de loup peut y manipuler en même temps ce que certains appellent l'essence du vent et de la terre. Cependant, le cycle de vie est en moyenne plus court en nombre de souffle, de battement, les âmes sont plus vite « recyclées ».
Il faut dire que malgré leur évolution, leur science, leur conscience, la guerre pour les territoires est incessante. De même que (et peut-être les instigateurs des luttes originelles) chaque incarnation des puissances veut sa part de bulle d'univers. Mais comme en tout, il y a aussi des nuances, le yin et le yang. Il y a les plus ambitieux, et les plus conciliants. Calad (lumière), et Gwath (ombre) sont les plus gourmands, et c'est autour de deux de leurs plus puissants serviteurs que se sont regroupés et scindés les êtres, les peuples. Ils octroient à tout un chacun prêt à accepter leur joug une certaine liberté et des pouvoirs associés, considérés comme une faveur méritant la dévotion éternelle. Ainsi, les quatre éléments principaux de la dimension avaient pris leur place dans chaque camps suivant une certaine équité. L'air et le feu s'étaient mis naturellement du côté de lumière, l'eau et la terre, s'étaient mis du côté d'ombre afin d'en obtenir un minimum de protection ; ce qui n'empêchait pas une collaboration fortuite d'éléments des camps opposés.
Quand au temps de ce monde, il fonctionne aussi de manière originale. Il n'y a pas de saisons, pas d'histoire de fleur de feu dansant avec les astres, pas d'unité de mesure du temps fixé. Tout peut changer d'un instant à l'autre : la température, les manteaux recouvrant les sols, les corps immatériels qui gravitent dans les cieux, la célérité induisant le mouvement des grains de sable dans le sablier (une de nos semaine, pour une même « durée », peut avoir 10 fois moins d'importance, ou au contraire, devenir 100 fois plus « important » d'un regard relatif extérieur).
Il était donc une fois Daw et Arad, habitant de la sphère Origontemps...
Tous deux sont jeunes, ont pu vivre le début de leur existence dans l'insouciance, en marge des conflits, sur les parcelles les plus éloignées du centre, ensemble surnommé « Diamatron ». Des demeures y ont été bâties sur les arbres, à même le sol, ou à l'intérieur du sol, suivant le peuple occupant. Daw et Arad y ont appris les écrits célestes, présents sur chaque parcelle. Il est important de souligner à propos de ces écrits célestes, qu'en plus d'être appris « au berceau », ils ont été gravés sur une stèle, dans une langue compréhensible de tous. La stèle a été « copiée », érigée sur chaque morceau de terre depuis que la vie existe. Nul ancien ne sait comment, par qui, ou du moins, personne n'en a parlé. Mais quelle importance ont-ils ? Que contiennent ces écrits ? Ces écrits sont l'essence de l'existence, parlent des préceptes à respecter, sont une carte de l'univers, apportent un semblant de raison dans la folie, un semblant de cohérence dans le désordre. Ils sont ce qu’un codex de magie, ajoutés aux différents savoirs contenus dans toutes les bibliothèques de Rififi, sont à un orang-outan de l'Université Invisible, ce qu'une fleur de feu est au jour, ce qu'un perroquet est à un poète... Euh, non, oubliez cette dernière comparaison... Bref, les écrits célestes sont importants pour que toute âme s'éveille à la compréhension de tout ce qui l'entoure. Certains pourraient penser qu'ils formatent les esprits, qu'ils sont les chaînes pour instaurer une hégémonie des puissances, et la rectitude de certains textes porte d'ailleurs de plus en plus à controverse à l'époque de nos deux comparses.
Il était donc une fois Daw et Arad... deux amis de Diamatron qui sont devenus un peu plus, petit à petit. Malheureusement, les écrits célestes les destinaient à s'écarter, à s'affronter, sous l'égide du prétendu équilibre prôné par les écrits. Daw ayant prêté allégeance à Gwath, Arad promise à Calad, ils ne devaient bientôt plus se voir, si ce n'est sur un espace réservé aux batailles. Ils se sont néanmoins promis, le coeur déchiré, de se voir une dernière fois...
Cette fois là, Daw, quelque peu insouciant malgré sa soutane (son habit de cérémonie), fait quelques rodomontades avec ses pouvoirs, espérant impressionner Arad qui est assise sur le rebord d'une fontaine. Alentour n'est que « désolation ». Juste quelques herbes jaunies. En cet instant, le lieu est surexposé à la lumière, l'air est lourd. Le jeune elfe noir repousse sa longue chevelure de jais en arrière dans un mouvement ample de la tête, met les paumes de ses mains l'une contre l'autre, pouces contre son torse. Il écarte ensuite légèrement ses mains, de plus en plus, puis les rapproches dans un mouvement sec, claquant dans ses mains, tout en psalmodiant. En corrélation avec ce geste, la luminosité faiblit, la végétation devient plus luxuriante pendant que l'air devient quelque peut vicié. Arad, cheveux châtain, vêtue d'une simple et longue robe blanche, en fait fi, se lève, se rapproche de Daw. Elle plonge ses yeux de jade dans les myrtilles de Daw. Elle prend ses mains. Dans la fontaine miroite quelques éclats étoilés. Tout semble ensuite suspendu, jusqu'à ce qu'elle dépose un baiser langoureux sur ses pétales humidifiés. Soudain, l'ombre disparaît, la chaleur se fait de nouveau omniprésente. Une voix, en échos lointain, issus d'une autre parcelle requiert la présence de Daw. Sans que ce dernier n'ait pu réagir, Arad s'est enfuie, évaporée, avec pour souvenir de sa présence, une douce saveur... et un amer bond au coeur. « Arad... aimant la paix des grandes étendues d'eau, elle est sûrement allé se réfugier sur la berge de l'une d'elle... Quand pourrons nous nous revoir ? Pour s'affronter ? » Cette pensée raccrochée à un souvenir le fit sourire, puis le mina, le plomba… ce qui ne l'empêcha pas de « s'envoler » d'une parcelle à l'autre pour rejoindre ses pairs.
Arad... Avant de rejoindre sa masure, elle a décidé d'aller quémander audience à l'oracle, gardienne du sceau stellaire. On dit que par la bouche de l'oracle parle la seule entité neutre, une entité sans nom. La jeune elfe espère pouvoir y obtenir la solution à son « problème ». Afin de s'y rendre, elle a emprunté un vortex qui conduit de la périphérie aux abords du centre, sur une zone qui ressemble à un vrai bout de planète, un bout de planète montagneux, au tapis verdoyant. Un seul bâtiment s'y trouve, une « cabane » triangulaire en marbre vert, surmontant le plus haut pic, construit sur de la roche calcaire. Pour y accéder, arrivé à la fin d'un sentier « obstrué » par un pan de roche graveleux quasi vertical, Arad monte sur l'escalier à 7 pattes; créature à la tête plate et solide, dressée pour attendre les visiteurs en ce lieu et les amener au lieu de leur désir. A l'antre de l'oracle, l'elfe foule le sol dénudé pendant que sa « monture » redescend la pente. Du mur lisse lui faisant face, une esquisse de porte devient une ouverture béante. Elle attache ses cheveux en un chignon de fortune, passe la tête dans l'embrasure, se signe de l'étoile divine, avant de demander audience dans la langue des anciens, qu'on lui avait apprise pour de telles circonstances. L'oracle, en elfique courant, demande à Arad de venir. Elle s'exécute en avançant à genoux, respectant en tout point le protocole. Elle entre dans la salle unique, sobre, et surtout, à l'éclairage, comment dire... ni obscure, ni éclairée. Une lumière tamisée qu'un aveugle pourrait voir, une vue de l'esprit où les formes sont floues. C'est la première fois qu'elle va la voir, et malgré tout ce qu'on lui a dit, elle est étonnée, décontenancée, d'autant plus qu'il lui semble être seule dans cette pièce qui paraît immense en comparaison des dimensions des murs du dehors. Arad, toujours à genoux, entreprend d'entamer les « pourparlers ».
Arad : « Ô ! Divinité qui est aux points de bascule ! Entend la supplique de mon coeur, son murmure, Voit le voile qui conduit au crépuscule, J'ai besoin de la clé pour faire tomber murs... »
Voix sortie d'outre tombe : « J'ai senti des abîmes la force de ton cri, l'écume pourléchant l'écaille d'un dragon la dissoudrait... Je suis la gardienne de ce qui doit être et sera, l'arcane, l'oeil de la source des écrits, l'encre et la plume qui vont se poser sur les pages... mais trêve de babillage, laisse moi te conter une prophétie issue du secret des écrits que je ne prophétiserai que quand elle sera déjà en train d'être prophétisée... »
Arad, qui ne sait où donner du regard - la voix semblant venir de partout - a un air étrange. Un de ces airs que l'on prend lorsque l'on entend une parole sage sortir de la bouche d'un Troll. Ce même air que l’on peut prendre lorsque l’on entend des mots aussi « censés » que peut le dire un Troll avec son cerveau * sortir de la bouche d'un grand érudit en plein cours métaphysique. (* Sans son cerveau, si un Troll, pour une raison qui n'échappe pas à tout individu doué de vue, d'ouïe et de conscience, est inerte, amorphe, il n'en « paraît » pas moins plus intelligent).
Arad : « Pourvu qu'elle me permette de convoler Avec celui qui a mes faveurs, mes pensées... »
L'oracle : « Tu es venue me voir, le sentiment pur, tu iras aux portes de la bulle centrale avec ton amant, et après avoir accompli la cérémonie de la rose filante toilée de rouge, vous devrez défier le némesis du créateur, tricarde dans vos dimensions, au cours d' une nouvelle cérémonie. Rassure toi, vous ne devez pas le vaincre, l'affronter suffira… être quelque peu matois... réveillez le feu sacré jalousement gardé par le malin, et à votre soupir mêlé un nouvel ordre sera, Calad et Gwath auront de quoi s'arranger, de quoi trouver un équilibre, les mages architectes pourront agir plus ou moins à leur guise, et... le reste ne vous regarde pas. Dans ce nouvel univers, vos sentiments pourront s'épanouir, exister à votre guise... maintenant va. »
Arad sort à reculons, toujours à genoux. A l'air libre, en défaisant son chignon, elle peut constater avec surprise que l'attend l'escalier à 7 pattes. Dans les cieux, une masse nuageuse se fait le burin. Y voyant mauvais augure, avec hâte elle emprunte l'escalier pour redescendre de la montagne et s'engouffrer dans le vortex, après avoir croisé et salué timidement un mage de haut rang qui lui a lancé un regard perçant, un de ces regards donnant l’impression qu'il avait essayé de fouiller dans son âme et réprouvait ses intentions.
La désagréable impression passée, tout se passe comme si le moindre souffle de l'existence désir qu'elle accomplisse la prophétie : le temps s'accélère et les obstacles disparaissent...
De retour chez elle, Arad écrit une missive qu'elle fait porter à Daw. Elle le retrouve quelques battements d'ailes de pégase plus tard, en habit de cérémonie écarlate en barras, sur la parcelle de terre la plus proche de la bulle. Nul être autour d'eux pour assister à l'événement, ou les en empêcher. Ils suivent les recommandations de l'oracle. Au cours de la cérémonie qui ressemble à un ballet d'étoile, une danse d'ombre chinoise en couleur, une rose éclose pour se transformer en étoile filante, devant eux se forge petit à petit un pont vers la bulle, le halo protecteur, la couche de noir d'aniline disparaît. Devant eux, un raz de marée énergétique, confiné depuis que leur monde est monde, se repaît de sa faim. Ils ne peuvent lutter et sont comme aspirés alors qu'ils entament la seconde cérémonie, se donnant la main, luttant de toute leur âme, indissociable l'un de l'autre en cet instant, comme deux morceaux d'un bloc de pierre qui se ressoudent pour devenir incassable.
Arad et Daw se retrouvent dans ce qui peut leur sembler être l'intérieur, une grotte. Comme dans la pièce de l'oracle, tout est vue de l'esprit. Les deux elfes se reconcentrent sur leur cérémonie, « glissant » pour éviter les piques qui montent et tombent de nul part pour nul part. Puis ils « arrivent » face à une entité, ou disons plutôt que c'est elle qui se présente à eux, eux qui n'ont pas bougé dans les faits. De cette entité indescriptible, immatérielle, émane un mélange d'aura bénéfique, nourricière, et de perfidie, de gangrène, de fiel, faiseur de godaille titanesque. Nos deux jeunes héros reçoivent de plein fouet le souffle fétide du «mode malin », ils basculent « en arrière ». Après une incertitude, ils se relèvent, les sentiments purs qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, l'un pour l'un, l'autre pour l'autre, forment une bulle autour d'eux. Ils se sentent baignés dans la félicité, un manteau immaculé sombre et lumineux, protecteur et nourricier, qui repousse les effluves « malfaisantes ». Dans un dernier râle, le Némésis du créateur plonge dans un vortex... Pour aller où ? S'ensuit un schisme du manteau, de la matière, de tout ce qui les entoure; la pénombre fuyant la lumière, la lumière courbant l'échine dans la marche de la pénombre...
Il était une fois une fin, il était une fois un linceul, une tombe qui guide l'univers depuis son berceau...
L'oracle, l'entité neutre incarnée, s'est il servi de nos deux héros ? Ils assistent à un gigantesque artifice stellaire...
Il était une fois un renouveau, il était une fois une source de vie, un élan qui guide l'univers vers l'assouvissement de ses rêves, de sa faim...
Lorsqu'Arad et Daw reprennent conscience de ce qui les entoure, ils sont loin l'un de l'autre en corps, mais se sentent encore à l'unisson, entier, ont la présence de l'autre gravée en eux. Ils ont la sensation qu’ils pourront se revoir à leur guise maintenant. Ils le sentent, ils le savent, et le nouveau monde qui se forme devant eux est si merveilleux, si prometteur...
Il était une fois une fatalité, il était une fois un linceul, une tombe qui guide l'univers depuis son berceau...
Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils sont morts et que contrairement à leur semblable ils ont gardé leur âme intacte, leurs souvenirs gravés à fleur de cristal... Ainsi Arad (journée) et Daw (nuit) errent depuis l'éternité pour l'éternité sans terre fixe, sans racine, se faisant l'amour lorsqu'ils se retrouvent à l'orée des planètes... Pour la petite histoire, les aubes et crépuscules sont les manifestations de leurs joies et de leurs peines partagées lorsqu'ils se retrouvent puis s'éloignent...
Bataille ancestrale
Étrange impression,
Étrange sensation,
Étrange vision,
Étrange création
De ce mal qui s’immisce,
Depuis l'aube des temps,
Dans les mets de la vie.
N’es tu qu’une ombre qui glisse
Là où la lumière verse son « sang » ?
T’es tu retourné, t’es tu enfui ?
Dans les abîmes de l’incertitude ?
Dans les cimes de la rectitude ?
Etrange impression,
Etrange sensation,
Etrange vision,
Etrange création
De ce mal qui l’Oeuvre poursuit,
Qui gangrène les esprits, les cœurs,
Qui tente de s’emparer de la source,
Qui a tracé sa route vers l’infini,
Qui déplace ses pions de malheur,
Et trouve du rechange dans la course…
Indicible roue du destin,
Indicible phare du chemin,
Indicible horizon lointain,
Indicible linceul en fin,
De ce mal qui se dévoile qu’une fois tracé,
Quêtant Pouvoir lorsque les abats se sont arrêtés…
Es tu inlassablement mêlé aux cieux
Tel un serpent se mordant la queue ?
Où as-tu pu au néant retourner,
Repu de ton assouvie cruauté ?
Étrange impression,
Étrange création,
Indicible roue du destin,
Indicible linceul en fin…
Dans le sourire de l'illusion ils se sont baignés,
Chimère sous la coupelle du malin !
Telle une vaguelette,
N’ont ils pas eu l’avant goût du Tsunami ?
Le pire n’est t’il pas resté au fond caché ?
Qu’adviendra t’il, si sa rage montre sa tête ?
Si après s’être écumé, des abysses entier il surgit…
La bataille sera « crépusculaire »,
Elle embrasera les éléments de l’ère,
Seul le souffle en sortira vainqueur,
Mais quel souffle ? Pour animer quelle fleur ?...
© Pascal Lamachère - septembre 2004