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Vos écrits et poème du jour
Poème du jour et On m’a piqué ma télé
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On m’a piqué ma télé
Nougaro est mort lui aussi Avec ses tuiles bleues, et sa ville rose, Sa lo-co-mo Ti-veu D’or Et tou-te-sa dic-ti-on son sourire et ses dents. La joie du dire, du rire, et du chanté. J’ai eu les miennes aussi (les tuiles), en montant sur le toit mes trois filles, toutes petites encore, l’une encore en fauteuil, et l’autre en couches culottes, au couché du soleil, pour admirer cette toiture saumonée que j ‘avais reconstruite, pour la beauté du geste,autour des innombrables cheminées du paquebot tout droit sortie des ronces,faite d’un merveilleux enchevêtrement de petits modules moulés sur la cuisse avec ce petit défaut du genou qui les rends unique bien que toutes pareilles et dont la couleur change avec leur histoire et la lumière du jour. « Es tu une tuile du dessous que l’on a mise en dessus et retournée enfin pour donner cette jolie teinte blanchâtre faite de chaux de poussière et de toiles d’araignées ? » « Es tu une tuile du dessus un peu noire avec tes petits trous et ta mousse que l’on va mettre en dessous même si ta forme n’est pas vraiment la bonne ? » Tuiles de gironde, Tuiles de bordeaux, Bordeaux, bord de l’eau, Bordel, C’est un mot que j’aime bien , même si je ne l’utilise que dans le langage parlé ou écrit, Violent et tendre à la fois, Bordel, Des vielles « dames » Habitaient la maison Avant nous…. Bord de l’eau, Bordeaux, Pas ville rose, Ville noire, Pierres noires, Pierres fauves, dorées, impasses, andronnes, Rue andronne, Le port de la lune, La lune, Et les étoiles, Toujours pareil , Cyrano et don quichotte et Jacques Brel et Prévert et les autres, mes compagnons. On avait une drôle d’image, dans ce petit village, sauvage. Entourés de vignes et de chasseurs embusqués, noyés dans les ruines, les acacias,les ronces, les couleuvres, les salamandres, les hérissons, et les petits lapins. Il fallait beaucoup s’aimer et nous c’était le cas. Le père a dit « tu ne pouvais pas trouver pire » Le frère a dit « pire, tu ne pouvais pas trouver » Le beau père a dit « pas trouver pire, tu ne pouvais » Chacun son regard, chacun sa motivation. Le premier pour son aura, le deuxième pour ses chaussures, le troisième pour son portefeuille. Mais les autres ? Les autres nous regardaient avec un œil tendre, interloqués peut être un peu. Evidemment ça avait commencé bien avant, dans le carnet d’adresse de certains ou de certaine, plutôt, une en particulier disparue prématurément ou je figurais à la lettre H H ? Henri IV, Hugo, Hector, Harley Davidson, haltérophile, hérisson ? Non, non. Alors quoi ? « HOMME DES BOIS » A vous donc, ceux qui nous on vu, soutenu, regardé simplement, curiosité aimable, douceur sans amertume, sans critique et sans haine, dans notre précipitation à vivre et à survivre, contre vents et marées, dans la poussière et dans le froid, et maintenant dans le soleil d’été qui s’en va sur l’hiver, sur un front dégarnis ou s’amoncelle encore la crainte du lendemain. Ça n’en finira jamais ! Ben non pourquoi ? C’est pas ça la vie ? Toujours en mouvement ? C’est justement ça, Le mouvement, La vie c’est le mouvement, La marche en avant. Un pas t’amène à l’autre. Tu tombes et te relèves. Tu marches jusqu’au bout. Et au bout tu passes le relais, et les autres le prennent et recommencent à marcher Dans tes pas dans tes traces. Alors des ruines est sortie un long cordon de paradis. Repoussées un peu les ronces. La maison serpente et s’enrichie d’elle même, comme une locomotive, qui trace sa route dans la forêt sauvage, Comme un paquebot fendant la mer de ronces, au jour le jour, pierre à pierre, portes à portes. Pas beaucoup de portes justement Mais beaucoup de lumière. Espace et lumière. Merveille du déplacement dans la variation de la lumière. Ombre et lumière. Lumière du matin n’arrête pas le pèlerin. Lumière du soir espoir. Fraîcheur d’été sous le tilleul. Chaleur d’hiver dans le foyer. Contes autour du feu. Feu autour du conte. Variété des lieux . « C’est vivant chez toi. » Il aurait pu dire : « c’est le bordel chez toi » Non. Plus gentil . Constructif. La vie quoi ! Tout ça à la force des mains et des bras. Tout ça fruit de l’effort. Un peu épuisé maintenant. Mais le regard intact. Pays de nantis, qui me donne encore le droit de rêver, de poétiser la vie, de la rendre regardable, La mienne en tout cas. Et voilà . Petit mieux un jour me fait dire confort mérité. Petit caprice du soir. Petit objet inutile. Je rentre une fois dans la consommation, son piège, son coté pervers, l’envie, La jalousie, Plein de petits défauts, L’égoïsme, c’est à moi, Et là -bas les enfants crèvent. Mais chez nous, L’envie n’est que l’envie, plus le besoin, Je prends ce dont j’ai envie. C’est normal. Nouvelle idée. Monde nouveau. Pas le mien . Je découvre. C’est qui ? C’est les « djeuns » dit le gendarme, les nouveaux « djeuns » ! Par la fenêtre ouverte , Sur un bois tout vert, Eclairé par le soleil du matin, Un joli jour de printemps, On m’a piqué ma télé ! Anecdote infinitésimale d’un monde en décomposition. J’avais un vieux poste de radio, un poste à transistor, un transistor, un machin qui diffuse de la musique et des histoires. Ce poste avait une histoire, étant déjà très vieux, une histoire et une âme, une forme aussi, pas poste à galène mais presque, un peu jaune, naissance du plastique. Métaphysique. Pendant mes soirées solitaires et laborieuses, dans mes ruines sentant le moisi et le xylophène,couché à même le sol dans un duvet récupéré d’un ancien voyageur égaré, j’écoutais des émissions qui n’avaient plus cour depuis des lustres, les émissions que ma grand mère écoutait quand j’étais petit et qui revivaient par le truchement de cet objet hétéroclite. Quand je rentrais à la maison de mes enfants,je leur racontais, à mon tour, des histoires retenues dans mon demi sommeil comme des histoires inventées Elles écoutaient, ravies, ces choses étranges et farfelues d’un autre age,les derniers échos des « maîtres du mystère ». Je l’ai jeté un jour, épuisé qu’il était,de ne pouvoir continuer à me transmettre ses légendes, autrement qu’au travers grésillant d’un murmure essoufflé. Pourquoi tout ça ? Ce poste de télé qu’on m’a piqué, lui aussi, bien que tout neuf était plein des émissions que je regardais déjà . Et si ils savaient ce qu’il contient, d’histoires et de sagesse, juste une fois regardées, que l’appareil le leur dise, comme le vieux poste à travers les ages. Peut être qu’ils deviendraient à leur tour, bien plus sages. Je leur donnerai, bien volontiers, alors, l’objet, simplement, pour la gloire.
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Poèmes Brume de folie et Terre dépeuplée
Avec un peu de retard, je partage avec vous deux écrits d'auteurs différents. Bonne lecture ! Brume de folie (Laissez moi écrire un poème Pas pour la postérité Juste parce que j’aime) Divaguer sur l’éther de ce ciel si bleu Sur l’écume de mon café enragé Sur ces mots si beaux qu’on ne sait plus les aimer Laisser moi chanter Rimbaud pleurer Verlaine Mêler dans un son discordant plaisir et peine Passion et éternité Et si je vous dis que vos yeux vous trompent Qu’ils ne savent que vous mentir Si je vous dit les roses sont noires et que la terre est bleue Que la joie de l’instant n’est que celle de l’adieu Que lys et chardon brûlent dans un même feu Pour qui sait écouter les choses muettes Me croirez-vous? Pourtant dans la chaleur de ce soir Le gel au dehors me guette Et la folie des mots tournant dans ma tête N’a d’égal que le calme du désespoir Et pourtant je le sais La mer est verte Et le soleil n’a jamais été aussi bleu Le feu est de glace dans la cheminée Les arbres pleurent les malheureux Et toutes les fleurs sont déjà fanées Les trois coups se font entendrent Cela n’a pas commencé que l’acteur doit descendre Il laissera Ophélie étendue à leurs pieds Roméo est mort, arrêtez de chanter Avec Yanek, Lorenzo et Phèdre C’est l’amour qu’on assassine J’aimais Gavroche plus que Paris même Être ou ne pas être telle est la question Peu importe théâtre ou vie On reste toujours victime A Moscou comme à London Si dans un verre bleu je me noie Si je tombe coté jardin Si Merteuil aimait Valmont S’il n’y avait plus de demain Si hier n’était que songe Si ces mots n’étaient qu’à moi Si la mer était rouge Et le ciel plus que noir A l’aurore les chrysanthèmes Lèveront leur étendard Buvons à l’instant qui s’achève Pleurons- le Il ne reviendra pas Laissez mourir les justes et les « je t’aime » Si rien ne vaut la peine ici-bas Déjà les mots se glacent Mon souffle est court Le feu qui s’éteint ne recevra plus de bois Dehors il gèle Il me semble, depuis longtemps déjà Tombent les feuilles mortes Tournent les chevaux de bois En partant, fermez la porte je vous prie Laissez-moi Oui, tout va bien Non ne pleurez pas, je n’ai pas froid Ma folie me tient chaud Oui, j’ai le mal des mots Et un peu de toi… Mais le ciel est blanc Et mes rêves sont bleus Plutôt mourir de folie Que pleurer l’adieu …En un mot tout se crée… …En un mot tout disparaît…. © feth_fiada * * * Terre dépeuplée Lozère à tête dépeuplée je te hâte de remplir mon être sans visage aux confins du souffle du gouffre aux limites du réel sans regard Terre assise tu attends agrippée aux rochers le moment de croître tu te méprends sur le gîte du temps instant où l'arme plante son drapeau de fer sur la roche je me fais âpre et immuable avec mes entrailles de vers et mes mots de terre qui se déversent et frottent le papier c'est un rude poème de ciel qui scande la page et je pose mon stylo au repos d'un seul trait absolue certitude de pouvoir le ressaisir au moment adéquat de la perte de sommeil sous mes pieds mémoire atrophiée © Coulom
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Arrogance (poème d'Ahcene Douas)
Arrogance Depuis les premières ères, La rivière de la ville coule dans la vaste mer Et n'a jamais tourné. Une fois elle embrassa passionnément les vagues déchaînées Et dit d'un ton chaleureux et intime: Je viens chez vous O grandiose mer sublimissime! Avec tous mon nectar et mes odeurs émis Afin que débordent vos tréfonds De nouveaux parfums odoriférants. Buvez ! Je serai toujours là! éternel ami! La mer rit ironiquement et réponds: Je suis toute cette ampleur, Je suis tout ce flux…tout ce fond. Mes abîmes sont imbus d'huîtres et de perles de valeur. Et cela ne changera en rien Que tu t'en ailles ou si tu viens. Blessée, la petite rivière s'est mise en colère Et changea sa direction, le cœur indécis La mer rit aux éclats et partit sans souci. Alors, Le soleil, dans sa conflagration et son ardeur S'est mis à absorber vivement ses entrures Goutte... par goutte ! d'une avide luxure. Après un été torride, ardent et dur, Des gens ont visité ses côtières Pour les trouver sèches comme un désert. © Ahcene Douas Algeria h_douas@yahoo.fr p.s rappel : si vous voulez partager un de vos écrits, pensées, articles, contes, nouvelles dans la rubrique "vos écrits", cliquez ici Bon début de week-end 
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La lune et l'avion
Il est roux, il a une tête anguleuse derrière ses lunettes et son énorme roman. C’est mieux que la dernière fois ... Pas le genre de bavard qui te raconte sa vie pendant les sept heures qui séparent Paris de Montréal. Il à l’air d’un étudiant ingénieur de 25 ans qui en fait 10 de plus, et moi 20 avec l’air de 5 de moins. On décolle puis le pilote annonce les films, je souri en entendant Madagascar : parfait pour cet instant hors du temps. On distribue nos victuailles et le film commence. Je jette un coup d’oeil par le hublot, regarde la Lune, elle est très brillante et parait toute petite. Un tout petit croissant éblouissant dans le vide infini de la Nuit. La lumière de l’aile de l’avion juste à côté clignote comme pour se distinguer, elle à tellement l’air vaine et désespérée. Ça me donne presque envie de rire. Plus tard, je replonge de nouveau mes yeux dans l’infini. C’est quand même bizarre cette Lune. Pourquoi est-ce que je la vois si petite ? Est-ce que ce sont mes yeux qui sont fatigués ? Peut-être le hublot bombé qui déforme l’extérieur ... Qu’est ce qu’elle brille ! Un petit diamant bienveillant. Puis le voisin m’adresse la parole. Je saisi l’occasion pour lui demander son avis. Il regarde, me regarde, jette un dernier coup d’oeil au hublot, puis, l’air gêné : “Je crois que c’est la lumière de l’aile”. Voilà comment on peut détruire deux heures de contemplation intense et de plaisir songeur avec trois mots. Trois petits mots de rien. Trois petits mots qui vous pointent du doigt, co¤õ ....000OOO000... Il est roux, il a une bonne petite tête le môme. Ça tombe bien, il va être mon voisin pendant sept heures, le temps que deux films au dessus de l’Atlantique relient Montréal à Paris. Je vais pouvoir faire ma grande s’il a la trouille quand ça secoue. Il doit avoir 11 ans et moi le double. On décolle puis le pilote annonce les films. Un sourire de banane apparaît sur l’enfant quand il entend Madagascar ... On nous distribue les victuailles et le film commence.Au bout d’un moment, je remarque que mon petit voisin fixe par son hublot depuis un moment sans prêter attention à la projection. “- Est-ce que ça va, tu es malade ? - Non, je me demandais juste pourquoi la lune était si petite ? - Où ça ? - Là, tu ne vois donc pas, au centre du hublot ? Tout ce que je voyais c’était les deux lumières de l’aile de l’avion, la première jaune au milieu et l’autre à la pointe très blanche et brillante en forme une sorte de petit croissant ... - Je suis pas sûre mais je pense que c’est à cause de l’altitude. Quand on voit la Lune depuis notre jardin, l’atmosphère qui nous sépare d’elle agit comme une gigantesque loupe, mais comme nous somme très haut, l’effet de loupe est complètement anéanti. Ça veut dire que la taille qu’on voit maintenant est la vraie et que l’atmosphère est là non seulement pour nous protéger de l’Univers mais aussi pour qu’on puisse mieux voir les étoiles du ciel. Il les agrandit pour qu’on puisse admirer leur beauté à l’oeil nu ...” Le garçon, sans me répondre ni me regarder, les yeux fixés au hublot laissa apparaître un sourire. Il avait juste voulu me tester.
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Textes de Yakup YURT
HER SEYE GÜLÜNÜR MÜ? PEUT-ON RIRE DE TOUT? Je ne suis pas juriste de formation. Mais je côtoie des juristes éminents, de la magistrature tant assise que debout, depuis presque vingt-cinq ans au Palais de Justice de Bruxelles. Et de par mon expérience, acquise sur le tas, je sais que le Droit est un ensemble de règles, édictées par les hommes et pour les hommes, visant à une coexistence harmonieuse et pacifique dans une société multiculturelle telle que la nôtre. Pourquoi ai-je ressenti subitement le besoin de le dire? Parce que je ne suis pas à l'abri du malaise général qui grandit de jour en jour. Je me pose des questions. Quel peut être l'intérêt de ceux qui osent et se permettent de blesser autrui dans sa croyance sacrée ou dans son amour-propre? Pourquoi avoir besoin de ce sentiment de supériorité par rapport à des "inférieurs" réels, supposés ou inventés? Car, à mon sens, l'Europe, malgré tout ce qu'elle représente, encore et toujours, de positif ne va pas bien, dans ce processus de globalisation qui s'impose impitoyablement au monde entier. L'argent devient la seule valeur universelle et la force l'unique moyen de le posséder. Et c'est ce processus qui crée des racistes, xénophobes, antisémites, antimusulmans... Ces gens-là sont anti-tout, mais pro argent! Les époques changent, les idées ne changent pas. Hier les puissants nous imposaient l'anticommunisme au nom de la liberté (surtout de possession privée) ou l'antisémitisme, aujourd'hui ils nous imposent l'antiislamisme toujours au nom de la liberté (d'expression cette fois-ci). C'est par la force des armes que l'Occident puissant essaie d'exporter dans les pays musulmans la démocratie, le pluralisme, la liberté d'expression, l'égalité des sexes, le respect des droits de l'homme, etc... Mon oeil! Laissez-moi rire. Je suis Belge d'origine turque, kémaliste et laïc, formé dans les écoles belges par des professeurs Belges et en lisant des livres écrits par des auteurs Belges, croyants ou non. Je ne suis donc nullement un musulman intégriste rêvant de détruire par la terreur le système occidental. Bien au contraire! Je dis tout simplement que l'écrasante majorité des musulmans, Belges ou non, vivant en Belgique, sont profondément attachés à leur pays d'accueil et veulent y vivre en parfaite harmonie avec les autres communautés, toutes confessions confondues. Dans cette société multiple qu'est la Belgique actuelle, nous avons besoin de dialoguer davantage pour mieux nous connaître les uns les autres, éviter les amalgames et les généralisations hâtives, faire disparaître ainsi les préjugés qui nourrissent des sentiments d'animosité réciproque. Que l'on sache une fois pour toutes que les immigrés de tous horizons ne sont pas des oiseaux migrateurs tombés du ciel! Ils sont ici parce que l'économie de notre pays (la Belgique) avait besoin d'eux dans les années 60 à cause des problèmes démographiques insolubles malgré les avantages sociaux instaurés. Entre-temps, le monde a évolué, le communisme a disparu, la robotique et l'informatique généralisées ont fait diminué le besoin à la main d'oeuvre peu qualifiée. Chômage, fermetures d'entreprises, délocalisations engendrent repli sur soi, mépris et racisme, soit le rejet de l'autre... C'est justement de cela que notre Belgique n'a pas besoin et le Roi Albert II a eu bien raison de le rappeler dans son discours qui a fait perdre le nord à certains. Oui, je suis Belge, comme tout autre, profondément attaché au présent et à l'avenir de ce pays où je fais ma vie depuis 38 ans (j'en ai 55)! Et je dis que ce n'est pas par des provocations par caricatures (de Mahomet), qui se cachent derrière la liberté d'expression, que nous avancerons dans la bonne direction. On ne peut pas rire de tout! * * * * * HER SEYE GÜLÜNÜR MÜ? Hukuk egitimi almis bir kimse degilim. Fakat yaklasik yirmi bes yildir Brüksel Adliyesi'nde hem oturan (savci ve hakimler), hem de ayakta (avukatlar) görev yapan saygin hukukçularla iç içe yasiyorum. Yani alayli deneyimim sayesinde sunu biliyorum ki Hukuk insanlar tarafindan ve insanlar için yazilmis, içinde paylasmakta oldugumuz toplum gibi çok kültürlü bir toplumda bir arada uyum ve baris içinde yasami düzenleyen kurallar manzumesidir. Peki niçin bunu söyleme ihtiyacini hissettim birdenbire? Çünkü her geçen gün büyüyen genel hosnutsuzlugun disinda degilim. Kendi kendime sorular soruyorum. Insanlarin kutsal inançlarini veya izzetinefsini yaralama cesaretini ve hakkini kendilerinde görenlerin ne gibi çikari olabilir? Gerçek, hayali veya uydurma "asagiliklara" göre bu üstünlük duygusuna neden ihtiyaç duyulur? Zira, bana göre, eskiden ve hâlâ temsil ettigi olumluluklara ragmen, kendini tüm dünyaya acimsizca dayatan globallesme sürecinde, Avrupa iyiye gitmiyor. Para evrensel yegâne deger, zorbalik ta ona sahip olmanin tek yolu haline gelmis durumda. Ve iste irkçilari, yabanci düsmanligini, Yahudi düsmanligini, Islam düsmanligini üreten de bu süreç... Bu kisiler herseye karsilar, fakat paranin yaninda! Devirler degisiyor, fikirler degismiyor. Dünün güçlüleri bize özgürlük adina (özellikle özel mülkiyet özgürlügü  antikomünizmi veya antisiyonizmi dayatiyorlardi, bugün ise yine özgürlük adina (bu kez ifade özgürlügü  antiislamiyeti dayatiyorlar. Bati, islam ülkelerine demokrasi, çogulculuk, ifade özgürlügü, cinsiyet esitligi, insan haklarina saygi, vb... silah zoruyla ihraç etmeyi deniyor. Vay be! Güldürmeyin beni. Ben Türk kökenli, kemalist ve laik, Belçika okullarinda Belçikali ögretmenlerce egitilmis ve inançli veya inançsiz yazarlarin yazdigi kitaplari okuyarak yetismis bir Belçikali'yim. O halde Bati sistemini teröre basvurarak yikmayi hayal eden bir köktendici müslüman degilim kesinlikle. Tam tersine! Ben sadece, Belçikali olsun veya olmasin, Belçika'da yasayan müslümanlarin ezici bir çogunlugunun geldikleri veya dogduklari bu ülkeye içtenlikle bagli ve bu ülkede yasayan her türlü inanç gruplariyla mükemmel bir ahenk için yasamak istediklerini söylüyorum. Günümüzün çogulcu yapiya sahip Belçika'sinda, birbirimizi daha iyi tanimak, aceleci, karmasa ve genellemeleri bertaraf etmek ve böylece karsilikli düsmanlik duygularini besleyen önyargilari yok etmek için daha fazla diyaloga ihtiyacimiz var. Surasi iyi bilinmelirdir ki her ufuktan gelen göçmenler gökten düsmüs göçmen kuslari degildir! Buradalar çünkü 60'li yillarda taninan sosyal avantajlara ragmen çözülemeyen demografik sorunlar nedeniyle, ülkemiz (Belçika) ekonomisinin onlara ihtiyaci vardi. Zaman içinde, dünya bir evrim geçirdi, komünizm yok oldu, yayginlasan robotik ve bilisim az nitelikli isgücüne olan talebi azaltti. Issizlik, isyeri kapanmalari, sirket göçleri kendi içine kapanma, nefret ve irkçiligi, yani ötekinin dislanmasini getirdi... Ve iste Belçika'mizin ihtiyaci olmayan tek sey de iste bu ve Kralimiz Albert II, yaptigi ve bazilarini kizdiran konusmasinda, hakli olarak bu konuda herkesi uyarma ihtiyacini hissetti. Evet, bugününe ve gelecegine içtenlikle bagli oldugum ve 38 yildan beri yasadigim (yasim 55) bu ülkede, diger herkes gibi, Belçikali'yim! Ve ifade özgürlügü arkasina saklanan (Hz. Muhammed'in) karikatür provokasyonlari ile dogru yönde ilerleyebilecegimizi sanmiyorum. Her seye gülünmez! Ma chère épouse, ma douce bien-aimée. Nous sommes le 14 février, jour des amoureux! Mais quelle panique. Que ferons-nous, quel cadeau choisir? J'ai de la chance, parce que tu existes! Et "tu n'es pareille à nulle autre ". Et c'est le jour des amoureux pour nous deux depuis 23 ans. Avec nos fruits d'amour, nos fils à aimer en cerise sur le gâteau. Avec qui nous partageons tout à toutes les sauces. Nous essayons de prendre goût à la vie sans matérialiser notre amour. Tous ensemble, en famille! Notre famille est notre petite île de bonheur. L'embarcadère de notre canot sentimental . Où nous nous réfugions en fuyant les tempêtes de la vie. Nous étions heureux quand on n'avait pas d'argent. Nous sommes heureux à présent qu'on en a . Nous ne demandons au bon Dieu que la santé. Nous élevons nos enfants avec le soin du jardinier. Respectueux de la science et des arts, loin de tout fanatisme. En harmonie avec leurs racines, en tandem avec l'universel. Dans la compétition quantité-qualité, nous privilégions la qualité. Nous prenons partie intentionnellement. Nous sommes aimés autant que nous aimons. Nous aimons tant que nous sommes aimés. Vous, qui aimez, qui êtes aimés! Ce jour des amoureux tenez-vous loin du formalisme. N'étalez pas votre amour en imitant autrui. Il vous suffit d'être vous-même. Peut-être n'avez-vous pas autant d'argent que les autres. Aujourd'hui non, mais demain pourquoi pas? Soyez donc vous-même. Exprimez-vous avec des mots qui vous appartiennent. Obéissez à votre coeur. Les fleurs du coeur ressemblent à celles des champs. Vraies et réelles comme vos sentiments. "Elle" vous comprendra même si vous agissez maladroitement! Créez une passerelle de coeur à coeur, afin qu'elle la traverse. Et vous rejoindre! Si elle fait des caprices, vous pourrez lui dire : "A quoi servirait ta beauté sans l'amour que je ressens pour toi " Même si votre nom n'est pas Veysel l'Amoureux! (*) Yakup YURT © Bruxelles, Le 14 février 2006 yakup.yurt@skynet.be (*) Veysel l'Amoureux : grand troubadour turc (1894-1973), très populaire en Turquie. * * * * * GÜZIN'IME PARFÜMLÜ DUYGULAR Canim esim, tatli sevgilim. Bugün 14 Subat sevgililer günü! Bir telastir gidiyor. Eyvah n'apicaz, ne hediye alicaz? Ben sansliyim, çünkü sen varsin! Ve "sen herkesten baskasin". Ve ikimiz için 23 yildir hergün bir sevgililer günü. Bir de ask ürünü meyvelerimiz, sevilesi ogullarimiz. Acisiyla, tatlisiyla, herseyi birlikte paylastigimiz. Sevgimizi maddelestirmeksizin yasamdan keyif almaya çabaliyoruz. Hep birlikte, ailece! Ailemiz bizim mutluluk adacigimiz. Gönül sandalimizin iskelesi. Firtinalardan kaçarken sigindigimiz. Paramiz yokken de mutluyduk. Varken de mutluyuz. Tanridan sadece saglik niyaz ediyoruz. Bir bahçivan titizligiyle evlat büyütüyoruz. Bilime ve sanata saygili, bagnazliktan uzak. Kökleriyle barisik, evrenselle uyumlu. Nicelik nitelik yarisinda nitelige torpil geçiyoruz. Kasten taraf tutuyoruz. Sevdikçe seviliyoruz. Sevildikçe seviyoruz. Ey sevenler, sevilenler! Sevgililer günü sekilcilikten uzak durun. Askinizi baskalarini taklit ederek göstermeyin. Kendiniz olun yeter. Belki baskalari kadar paraniz da yoktur. Bugün yoktur, yarin olur. O halde siz siz olun yeter. Kendinizi kendinize ait sözcüklerle ifade edin. Gönlünüze itaat edin. Gönül çiçekleri kir çiçekleri gibidir. Duygulariniz gibi sahicidir, gerçektir. Acemice davransaniz bile "O" sizi anlar! Gönülden gönüle köprü kurun, karsiya geçsin. Size gelsin! "Sendeki güzellik neye yarar bu bendeki ask olmasa" Dersiniz nazlanirsa. Adiniz Asik Veysel olmasa bile! Yakup YURT © Brüksel, 14 Subat 2006
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Amants de jamais
Voilou un poème qu'on m'a envoyé pour un autre site, mais je me suis dit qu'il pouvait avoir sa place aussi ici. Il n'est pas très joyeux pour un premier, mais j'essayerai d'en mettre un pour toutes les "palettes" d'humeur, et... bref : Amants de jamais Il a pris sa main une dernière fois Caressé sa peau avec tendresse S’imprégnant jusqu’au bout des doigts De ses derniers moments d’ivresse. Il a dévoré ses lèvres , sa bouche Savouré toute sa délicatesse Pour colorer d’une ultime touche L’image de leur tristesse. Il l’a serrée encore contre lui Deviné son désir naissant Aussi violent que celui Qui déchirait son sang. Maudits comme deux amants Qu'ils ne seront jamais,ils se sont séparés Chacun respectueux des engagements Qu’ils s’étaient, en ce jour, jurés. © Marcdev m.devettere@wanadoo.fr p.s : vous pouvez retrouver un poème chaque jour sur le site coeur romantique
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Pour les liens réciproques, les favoris
Bon, ben, étant donné que la liste des liens n'est plus ce qu'elle était, que pour l'instant je trouve que ça fait tout moche, j'ai décidé de renommer temporairement la rubrique "vos écrits" afin d'y mettre une liste de blogs favoris. J'éditerai au fur et à mesure pour ajouter vos blogs/sites et j'ajouterai ceux-ci dans la liste des liens quand je serai en mesure de faire quelque chose de "propre". D'ailleurs, si vous n'êtes pas/plus de 20six et que vous désirez apparaître ici et dans la liste de liens, que vous voulez faire un "partenariat" / échange de liens, n'hésitez pas à vous manifester en laissant un commentaire à cette note !
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